Cinquantenaire de l’assassinat de Kennedy : qu’en est-il du tailleur Chanel de Jackie?

Plaît-il?

Jackie Kennedy à Dallas, le 22 novembre 1963 / Cecil W. Stoughton [Public domain], <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AKennedys_arrive_at_Dallas_11-22-63_crop.jpg">via Wikimedia Commons</a>
Jackie Kennedy à Dallas, le 22 novembre 1963 / Cecil W. Stoughton [Public domain], via Wikimedia Commons
Il y a cinquante ans aujourd’hui, le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy était assassiné lors d’une visite au Texas. Ce même jour, son épouse Jackie, qui était à ses côtés dans la voiture dans laquelle il a été tué, refusait catégoriquement de se débarrasser de ses vêtements ensanglantés dans l’avion qui la ramenait à Washington. « Laissez-les voir ce qu’ils ont fait », aurait-elle répondu à ses domestiques qui lui proposaient de se changer.

Toujours est-il que ce tailleur rose, signé Chanel (mais confectionné aux US, patriotisme oblige) et très en vogue à l’époque, est aujourd’hui l’un des symboles du style Kennedy, mais aussi de ce jour funeste. Et comme l’explique Cathy Horyn dans le New York Times, cet ensemble est désormais conservé en l’état, à l’abris des regards au centre des Archives Nationales Américaines et ne sera exposé qu’à partir de 2103, soit 140 ans après la mort du président. « S’il y a un article qui capture la violence et la honte qui ont surgi ce jour, et le glamour et l’artifice qui les ont précédées, c’est bien le tailleur rose ensanglanté de Jackie Kennedy, une fenêtre sur la célébrité, la mode, son allure et sa détermination de fer, les choses que nous savons à son sujet et celles que nous ignorerons toujours », écrit Horyn.

C’est en 1964 que les Archives Nationales auraient reçu ce paquet d’un genre unique, contenant le tailleur, le chemisier, les collants, le sac à main, les chaussures et les accessoires que portait ce jour-là la première dame. Seuls manquent à l’appel ses gants et son célèbre pillbox hat, sûrement perdus dans la confusion. Ces éléments appartenant légalement à sa fille Caroline, cette dernière aura fait une promesse de don en 2003, en échange de l’assurance que ces vêtements ne soient pas montrés avant 2103.

« Le fait que Mme Kennedy soit liée de manière aussi étroite à un vêtement est très parlant », continue Horyn. « En presque trois ans en tant que première dame, elle a accédé à la célébrité grâce à son style jeune. Sur le plan politique, cela se traduisait en immenses déplacements de foules à chaque fois qu’elle accompagnait le président. Mais pour Mme Kennedy qui se sentait vulnérable, la mode était comme une protection entre elle et le regard du public. C’était une armure. »

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