Mode

Lena Dunham en couverture de Vogue US : Ca fait parler

Ben oui.

Lena Dunham pour Vogue / Presse

Ladite couverture était pourtant annoncée depuis belle lurette. Depuis quelques mois maintenant, les rumeurs allaient bon train concernant une éventuelle couverture de VogueUS mettant en scène Lena Dunham. Si la star de Girls ne s’est jamais exprimée sur le sujet, ses diverses apparitions lors des fashion weeks et son rapprochement d’Anna Wintour en disaient long. Il y a peu, on apprenait que l’hypothèse devenait réalité, Dunham étant en effet la cover girl du numéro de février. Et ça fait parler.

Pour commencer, le débat portait sur le type de photo : serait-ce un portrait ou une photo en pied ? La presse ayant du mal à photographier des femmes pesant plus de 55 kilos, nombreuses sont celles qui avaient parié sur un gros plan ou sur une tenue tellement large qu’elle avalerait la star (Melissa McCarthy ?). C’est finalement le portrait qui a été retenu. Et la déception est là : le problème de Dunham, c’est qu’elle semble perpétuellement en représentation, tentant de prouver qu’elle n’est qu’une girl next door et que les froufrous de filles ne l’intéressent pas (peu d’actrices s’auto sabrent sur le tapis rouge en parlant de leur robe, Dunham l’a fait lors des derniers Golden Globes). En voyant la couverture de Vogue, on se demande sérieusement si elle n’a pas expressément demandé au maquilleur de lui dessiner des yeux de panda, sa marque de fabrique alors qu’elle aurait aisément pu être mise en valeur. Comme pour signifier : je suis en couverture de Vogue, mais je suis toujours moi (alors qu’elle était tellement bien en couverture d’Interview).

Sauf que le reste du shoot, réalisé par Annie Leibovitz prouve une toute autre vérité : lorsqu’elle est habillée avec soin, Lena Dunham est une jolie fille. Que ce soit la robe McQueen ou le manteau Prada, les choix de la styliste (Tonne Goodman, we worship you) sont tout simplement bons et on se demande pourquoi l’actrice ne fait pas plus d’efforts sur le tapis rouge. Et c’est d’ailleurs ce que disent, en substance, les nombreux commentaires laissés un peu partout sur la toile au sujet de ce numéro de Vogue. Qu’on aime ou pas Dunham (et je tombe dans la seconde catégorie), sa (prétendue ?) sempiternelle nonchalance agace plus qu’elle ne rallie et la voir enfin fagotée comme il se doit étonne, dans le bon sens du terme.

Il faut dire que l’actrice souffre également d’une comparaison difficile : Sarah Jessica Parker. Depuis la sortie de Girls, certains ont trouvé bon de comparer la série à Sex & the City et de facto, les deux héroïnes… qui ne pourraient pas être plus opposées. Et le fait que SJP ait réalisé un shooting du même genre pour Vogue US en 2008 n’arrange pas les choses. Des photos prises à New York, montrant Dunham dans son propre rôle, ou celui de son personnage grâce à l’intervention d’Adam Driver… ça rappelle pas mal le shooting de SJP, réalisé par la même Annie Leibotvitz, qui mettant en scène Big pour certains clichés et nombreuses sont celles qui reprocheraient limite à Dunham de ne pas être Carrie Bradshaw.

Vient ensuite l’hypothèse d’un possible bizutage. Les incurables qui pensent que la mode s’arrête au 34 ou celles qui ne comprennent pas la haute-couture avancent l’idée que la pauvre Lena soit tout simplement le dindon de la farce, une farce qui la fait poser avec un pigeon sur la tête. La même éventualité avait été émise lorsque Kim Kardashian, affublée d’un masque Margiela (oh doux objet de ma convoitise) posait en couverture du CR Fashion book de Carine Roitfeld. Pourquoi est-il si difficile de penser que Wintour et Roitfeld puissent vouloir offrir leurs couvertures à Kim K. ou Lena D. ? (et puis ça change de Blake Lively). Et ce qui est fait est fait. Les ventes suivront-elles ? Réponse à la fin de l’année pour le bilan.

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