Lifestyle / Culture

Les parents souhaitent que leur fils soit intelligent et que leur fille soit mince

Questions. 

L’oracle Google a encore frappé / Capture d’écran

C’est en tout cas ce que révèle Google. Et comme chacun sait, Google n’a jamais tort. Google. Ce fabuleux moteur de recherche qui fait remonter à la surface des vidéos de lolcats et autres joyeusetés intellectuelles. Qui aurait cru que l’ami G. puisse un jour nous éclairer sur la société dans laquelle nous vivons? (En même temps, étant donné qu’il indexe toutes les recherches, ça parait plutôt logique).

Google donc, a récemment été l’outil de base de Seth Stephens-Davidowitz, qui a découvert que les parents américains ne posaient pas la même question au mage d’internet s’ils avaient une fille ou un fils. Visiblement, l’intelligence est ce qui importe le plus pour les garçons, tandis que les filles sont concernées par les questions portant sur le physique.

D’après Stephens-Davidowitz cela commence dès l’enfance. Les parents d’enfants de deux ans sont deux fois plus susceptibles de demander « Est-ce que mon fils est en avance? » que de s’enquérir de la même chose concernant leur fille (alors que les études montrent que les filles sont généralement plus avancées que les garçons dans les premiers âges de la vie).

Toujours est-il que ce qui concerne l’intelligence semble réservé aux garçons, même son absence. La requête « Mon fils est-il stupide? » est ainsi plus populaire que celle concernant une fille. Mais ces dernières ne sont pas épargnées bien longtemps. « Ma fille est-elle en surpoids? » revient deux fois plus souvent dans les recherches Google que « Mon fils est-il en surpoids?« , alors que 30% des fillettes américaines souffrent d’obésité contrairement à… 33% des garçons. Les questions telles que « Ma fille est-elle belle/ moche? » semblent également réservées au genre féminin (et j’aimerais savoir si des fois Google répond « malheureusement, oui »).

Faut-il en conclure que les parents américains ont des interrogations plutôt primaires? Pas si vite. D’après Amanda Marcotte, qui a écrit sur le sujet pour Slate, c’est en fait la société qui oblige les parents à se conduire de cette manière. Conscients qu’il importe plus pour une fille d’être mariée et qu’elles payent un prix plus fort un physique ingrat, ils auraient tendance à se focaliser sur ce genre de choses dès l’enfance, espérant que leur fils, même s’il n’est pas le canon du quartier pourra toujours devenir trader ou exercer toute autre profession traduisant une réussite sociale (et on connait tous un 6 qui sort avec un 8 ou un 9, comme quoi…).

En France, il semblerait toutefois que l’on soit fixé sur d’autres traits. Ainsi, lorsque l’on tape « Ma fille est-elle » dans la barre de recherche, Big G. propose (dans l’ordre): « lesbienne, anorexique, hyperactive, autiste, surdouée, en surpoids, précoce, heureuse, vierge, dyslexique« . Lorsque l’on fait la même expérience avec « Mon fils est-il« , on tombe sur (toujours dans l’ordre): « gay, gay test, dyspraxique, autiste, gay application, hyperactif, gay faire le test, gay question, gay apk, gay iphone » (on remarquera la fantastique intrusion d’Apple dans la dernière proposition). A bon entendeur…

Laisser un commentaire