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E-commerce : Style.com laisse place à Farfetch pour son partenariat avec Condé Nast

The End.

Farfetch s'allie à Style.com / Capture d'écran Farfetch
Farfetch s’allie à Style.com / Capture d’écran Farfetch

L’aventure aura été courte. Elle s’annonçait pourtant prometteuse, Condé Nast annonçant en avril 2015 sa volonté de lancer son premier site e-commerce. S’appuyant sur l’url déjà bien ancrée (référencement oblige) de Style.com, l’éditeur avait alors transféré tout le contenu de cette publication sur Vogue Runway, avant de commencer à bâtir son site de vente en ligne. Au programme: des vêtements et accessoires de luxe, présentés dans les pages des divers magazines du groupe, mis ici en valeur grâce à aux talents éditoriaux des équipes Condé Nast. Ou comment monétiser de manière efficace un contenu qui a fait ses preuves au moment où les ventes de journaux ne cessent de s’effondrer.

Style.com, temple du luxe en ligne?

Sur le papier, l’idée est bonne. En pratique, elle est plus difficile à mettre en oeuvre. Synchroniser les différentes éditions du groupe et apporter toute la logistique nécessaire à une telle entreprise requièrent un temps et une énergie considérables et le projet prend du retard. En septembre 2016, enfin, sort la version UK de cette idée séduisante. A mi-chemin entre l’édito mode et le site de vente en ligne (qu’en pense Net-A-Porter?), le résultat est plaisant. Mais la version US ne verra jamais le jour.

Et Style.com laissa place à Farfetch

Car le projet est visiblement trop compliqué à maintenir. Aujourd’hui, Condé Nast annonce en effet que Style.com laisse sa place à Farfetch, e-commerce bien connu du groupe d’édition puisque ce dernier y a déjà injecté des fonds. L’occasion de réunir un géant du contenu et un mastodonte de la technologie. Quant à l’url tant convoitée de Style.com, elle redirige dès aujourd’hui sur le site de vente en ligne.

« Nous savons depuis longtemps qu’un contenu inspirant est essentiel dans l’achat de biens de luxe », a expliqué Jose Neves, fondateur de Farfetch à BOF. « C’est un pas de plus dans la même stratégie: une stratégie qui a pour but de connecter le meilleur fabriquant de contenu du monde au meilleur commerçant du monde. Nous nous voyons comme une plateforme. Nous mettons les gens en contact. Nous avons les conservateurs et les créateurs de mode. Maintenant, nous mettons en contact les créateurs de contenu. Nous ne sommes pas un magazine. Nous sommes une plateforme technologique et notre but est de mettre en contact les meilleurs acteurs de cette industrie. » Pari gagnant? Intéressant, d’autant plus que Natalie Massenet (fondatrice du site Net-A-Porter) fait aujourd’hui partie du conseil d’administration de Farfetch…

 

 

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